T1 pour Les Bornées ; du cyclisme au triathlon

Le vélo c’était bien, l’Étape du Tour c’était génial, et amener un tel projet de féminisation du cyclisme aussi loin c’était fou ! 

WHAT’S NEXT ?

Crédit photo : Olivier Guillot @olivier_g78

SOUVENEZ-VOUS ; Les Bornées c’est juste deux nanas qui se sont lancées le pari de boucler l’Etape du Tour et par la même occasion, boucler le sifflet de beaucoup de stéréotypes sur le cyclisme au féminin.Nous avons vécu l’une de nos plus belle expérience sportive (nos récap ici et ici), en bouclant, avec nos partenaires Alltricks et Mercedes, l’Etape du Tour la plus dure depuis 23 ans!

Aujourd’hui, les jambes sont fraiches et l’esprit est libéré de la pression de ce challenge qu’on ne réalise parfois toujours qu’à moitié. Pourtant on ne pouvait pas rester les mollets au chaud dans nos bas de compression ! Si la saison 2017-2018 était riche d’un marathon et d’un ride de 170km, la saison 2018-2019 s’annoncera un cran au-dessus.

FLASH BACK– Un dimanche de novembre 2017, autour d’un brunch post-SL d’1h40:

M – « Non mais si on boucle cette Étape du Tour et notre marathon cette année, t’imagine ce qu’on pourrait faire ? »

V – «  Se mettre au triathlon ? »

M – « Ou faire un IRONMAN ! » 

Depuis l’idée est restée dans un coin de notre tête. On a aussi commencé à avoir de mauvaises fréquentations. Pour ne citer qu’elles; Documifolius, Margot DVG ou encore RunwithRozenn. Et vous connaissez le terme « lead by example » ? C’est le genre d’expression qui nous colle à la peau et nous influence très très fortement.

Ces femmes viennent toutes d’horizons sportifs différents et pourtant elles se sont toutes fixé de terminer un Half ! On était foutue. Il fallait qu’on se lance dans l’aventure triathlon ! Nous voilà donc un mois à peine après notre challenge cycliste, déterminée à prouver qu’un Ironman, comme l’Etape du Tour, est accessible à toutES et à touS dès lors qu’une préparation régulière est réalisée, et que vous avez une condition physique qui vous le permet !

RENDEZ-VOUS samedi 25 août, dans un parc à vélo non loin du château de Chantilly pour un premier Super Sprint organisé par Castle Triathlon Series. La journée la plus froide du mois d’août est pour nous, comme un signe de bienvenue de la part du dieu du triathlon. L’eau est à 18 degrés, un petit vent frais nous fait greloter pendant l’attente de l’appel de notre slot. 

9H50 – C’est le départ !

Le mot de Maude 

« Son premier triathlon je pense qu’on s’en souvient toute sa vie. C’est le baptême du feu et il faut avouer que celui-là commence fort avec une eau verte, froide et des algues de partout. Je ne faisais vraiment pas la fière. Mais je suis bien accompagnée et je sais qu’à partir du moment où je serais en T1 je retournerais dans mon élément. Les mois de préparation pour l’Etape du Tour nous donnant une caisse naturelle pour aller s’amuser sur un 20k. Ce sera le cas, je prendrais un plaisir monstre à faire un petit 30,6km/h de moyenne, encourager les femmes que je double et signer le second temps féminin de ma catégorie en vélo. 

La T2 est le moment un peu stressant car je sais que les jambes peuvent vite faire payer les watts déployés sur le vélo. Le premier kilomètre me semblera être une éternité mais finalement je reprends mes esprits et signe un temps de 4’42’’ de moyenne en continuant à doubler beaucoup de personnes. Je passerais la ligne d’arrivée sans trop forcer mais heureuse de ce que je viens d’accomplir. Il est maintenant temps de se positionner, un coca à la main, pour attendre Vanessa et l’encourager … enfin … lui hurler dessus ! Ce ne sera que bien plus tard, au déjeuner avec la team du love que nous apprendrons mon classement de 4e SEF … dingue ! J’avoue être une petite pile électrique de bonheur depuis.

On peut le dire : c’est une belle première expérience qui me donne définitivement envie de retenter l’aventure (avec quelques entrainements de natation en plus histoire de me sentir moins nulle !). »

Le mot de Vanessa 

« C’est le premier triathlon de Maude. Je sais qu’elle est plus que capable de passer ce 400m et que le reste ne devrait n’être que du kiff. On met les premiers pieds dans l’eau. Elle est plutôt fraiche et assez…garnie. Mais pas le temps de s’impatienter, le départ est donné. La vague de femme est suffisamment petite pour ne pas prendre trop de coups. On avance à notre rythme. Maude assure aux vues des conditions de l’épreuve. On sort en équipe de l’eau et arrivées en T1, Maude prend son envol pendant que je termine de me préparer. C’est désormais moi, mes jambes et ces lignes droites sans fins. Je double, mais mes jambes n’ont pas le répondant que j’attends. Je m’accroche. Un peloton se forme alors. On se double les uns les autres, sans drafter, à mesure que les kilomètres défilent. J’arrive enfin en T2. Je n’ai pas pris mes lacets auto-bloquant et je perds du temps sur ma transition. Finalement c’est parti. 5min30 au départ. Mon cardio est là, j’ai pourtant l’impression d’être au max. Les kilomètres commencent à défiler. Arrivée au dernier kilomètre je suis sur une allure de 5min/km. Je perçois l’arrivée. J’accélère. J’arrive sur le dernier virage, j’entends Maude me demander d’accélérer. Je donne tout ce qu’il me reste. Je franchies enfin cette ligne.

Bilan : j’ai fais 4 ans de triathlon en club. La première chose qu’on nous apprend c’est être humble devant la ligne de départ, fort pendant l’effort, satisfait sur la ligne d’arrivée. Ce n’était pas ma meilleure performance, mais j’ai tout donné et surtout j’ai pu faire découvrir ce sport qui va rythmer notre vie pendant un an à Maude qui en ressort le sourire jusqu’aux yeux! »

 

Il semblerait donc que la transition soit entamée. Mais nous n’oublions pas le cyclisme pour autant. De notre expérience, croiser un maximum les sports devraient nous permettre de pouvoir performer dans chacun d’entre eux. On fait le point avec vous rapidement ! 

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